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mardi 19 mai 2009

quelques fins de films de ce début de siècle

A la fin de Coco Avant Chanel, on voit Audrey Tautou assise dans un escalier luxueux, tandis qu'applaudissent quelques mannequins anonymes. Dans quelle mesure Anne Fontaine s'est-elle identifiée à cette figure, de la femme assise, n'en branlant pas une, et dans le même temps adulée par une masse indéterminée ? Les pauvres effets de miroir (psychédéliques ? - mais alors sous Lexomyl plus que sous LSD) du plan précédent permettent de dégager une réponse claire.

A la fin de La Première Etoile, les Noirs, invités à manger chez les Blancs, passent à la question :
- On vote plutôt à gauche ou à droite aux Antilles ?
- Droite et gauche, c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc, répond la candide Firmine Richard, figeant à jamais son stéréotype, avant d'entonner un suicidaire hymne à De Gaulle : "merci papa De Gaulle", que les autres acteurs fredonnent à leur tour, sans ironie, la larme à l'oeil.
Le cinéma français se réconcilie avec le Général - à force, il n'aura bientôt plus rien de particulier. Ce retour à l'ordre fait froid dans le dos (heureusement, Jean Dujardin lui réserve un tout autre sort dans Rio Ne Répond Plus).

A la fin de Fast And Furious 4, Vin Diesel, face à la dépouille de l'ennemi qu'il vient de disloquer sur le macadam, prononce un très shakesepearien "Pussy !" C'est aussi ce qu'on a envie de dire, aux films en costumes qui jouent bien, et aux comédies familiales lénifiantes. On préférera la saleté sans scrupule à l'effort de propreté.

lundi 31 décembre 2001

10 fausses valeurs pour 2001

1. La pianiste, de Michael Haneke
2. Avant la nuit, de Julian Schnabel
3. Sur mes lèvres, de Jacques Audiard
4. Traffic, de Steven Soderbergh
5. La comédie de l'innocence, de Raoul Ruiz
6. Comment j'ai tué mon père, d'Anne Fontaine
7. Docteur T et les femmes, de Robert Altman
8. Les autres, d'Alejandro Amenabar
9. La chambre du fils, de Nanni Moretti
10. Eloge de l'amour, de Jean-Luc Godard